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9 MAI
Santa Rosa - Ayaviri - Caracocho
Nous sommes en plein altiplano et l'altitude ne descend jamais au-dessous de 3800m. Ce matin au lever gelée blanche à l'ombre et 18° au soleil. Il fait bon chez nous, nous n'avons jamais eu froid. Le sommet enneigé tout proche est à 5420 m.
Nous suivons le rio Pucana et le paysage est toujours légèrement ondulé en arrière plan. Plus loin les Andes et leurs sommets enneigés.
Jour de marché à Ayaviri, le vrai, pas pour touristes. L'occasion de discuter avec les marchands qui répondent volontiers à nos curiosités. Nous sommes loin de connaître tous les produits qu'ils proposent. Important marché de pharmacopée locale à base de plantes et extraits naturels. Les boutiques ambulantes regorgent de vêtements colorés portés par la quasi totalité de la population ; nous avons triste mine dans cette foule.
Nous quittons bientôt les rives du fleuve et abordons une région marécageuse émaillée de fermettes d'élevage. Le métier de gardien de troupeau ne se perd pas ici ! Pas plus que les métiers manuels de la terre. Quasiment tout le travail est manuel. Et que d'enfants dans les champs. Vont-ils tous à l'école ? (pourtant obligatoire)
Juliaca, une ville. L'ordinateur est en panne, il nous faut un spécialiste. C'est un jour ordinaire et la circulation est folle, vélos-taxis triporteurs, vélomoteurs-taxis triporteurs, bus, chacun y va de son coup de klaxon. Un seul magasin d'informatique, mais le spécialiste est absent. Nous verrons à Puno.
10 MAI
Caracocho - Sillustani - Punto
Nos voisins du hameau tout proche sont venus nous saluer, ou plutôt s'étonner de notre présence. D'autres nous on salué en pleine nuit de maints coups de klaxon - signal sans doute moins affable !
Nous sommes à quelque 40 km de Puno. Une petite halte « inca » s'impose. Nous bifurquons vers les ruines de Sillustani. Site préinca puis inca célèbre pour ses tours funéraires. Une cinquantaine ont été identifiées. Le site domine un lac ; admirablement situé. Le site est aussi remarquablement restauré, mis en valeur, et doté de panneaux explicatifs. Un plaisir que nous avons noté sur le cahier de réclamation.
Cependant toujours beaucoup de questions à propos de ces cultures, et peu de réponses.
Puno est vite atteint et notre première préoccupation est de remettre en route l'ordinateur. Nous chargeons 4 jeunes étudiants qui - excités par « l'expédition »- nous pilotent jusqu'au miraculeux réparateur. Le disque dur est « out ». Trois heures plus tard il est changé et les programmes rechargés. Ouf ! Nous pourrons continuer à donner des nouvelles.
11 MAI
Puno - iles des Uros
Lever matin, parking sur l'embarcadère et départ pour les îles Uros. Nous voila de vrais touristes en meute sur ces petites îles. Elles sont remarquables bien sûr, construites en roseaux sur un socle de racines de roseaux, ancrés sur les poteaux d'eucalyptus sur le fond. Une cinquantaine d'îles, 2000 habitants. Moyen de déplacement bateaux en roseaux bien sûr. Plusieurs familles vivent sur chaque île. Petites maisons précaires en roseaux (4 m x 4 m), aucun équipement hormis des panneaux solaires pour l'éclairage. Cuisine en extérieur dans des fourneaux en terre posés sur une pierre. Moyen de subsistance, la pêche (quasi épuisée), l'élevage de truites et perches, l'artisanat (tissage,broderie, céramique), le commerce d'artisanat, et surtout tourisme (nuit chez l'habitant).
Accueil gentil, explications du mode de vie, mais aussi chants dans toutes les langues (alouette, gentille alouette... pour les français). On nous force un peu la main pour acheter de l'artisanat et pour visiter une autre île (bien sûr supplément à payer)
Les cochons ont statuts privilégiés, ils sont élevés sur de minuscules îles individuelles et nagent autour à l'aise.
Tout cela nous met mal à l'aise. Ce n'est pas un éco-musée, nous pénétrons dans leur vie !
Quelles sont leur chance de maintenir leur mode de vie ? Il nous semble pourtant qu'il y a de substantielles rentrées touristiques. Va et vient incessant depuis le rivage. La pauvreté est pourtant tout à fait évidente.
Retour à Puno pour des préoccupations terre à terre : wi-fi et lessive. Passons les détails. Il est 18 heures, nous attendons notre linge dans la voiture. De la musique attire notre attention, nous partons faire un petit tour de curieux.
Notre curiosité attire un autre genre de curiosité. Le portefeuille de Robert disparaît. Grosse colère et démarches indispensables.
12 MAI
Puno - Chucuito - Acora -Juli - Frontière Peru/Bolivie - Copacabana
Colère un peu digérée, nous quittons le Pérou.
Chucuito se signale à notre attention. Joli village, jolie église dans un environnement colonial, joli pavement de la place aux motifs incas ; que nous quittons salués par deux chefs indiens (statues sur la route).
Nous ne pouvons que nous arrêter à Acora pour le marché aux bestiaux. Nous voyons repartir des paysans, tranquillement, à pied, avec les bêtes qu'ils viennent d'acheter. Notre présence détonne et nous discutons longuement,
Cette région semble plus prospère maisons neuves, toits en tôle (mais est-ce un progrès de confort, avec ces nuits glaciales et pas chauffage ?), WC à côté de la maison (grande campagne d'assainissement probablement, tous sont identiques)...
La mode ne change pas ces dames portent toujours leurs multiples jupes colorées et leur chapeau (chaque village a le sien)
Un peu plus loin, une autre source de revenu, fabrication de corde en famille. A partir de ficelle courante, ils tordent sur de grandes longueurs des cordages solides. Les femmes tournent la manivelle. Mais si la famille a un moteur, c'est l'homme qui fait démarrer le moteur. C'est comme ça ici.
Nous voilà à la frontière, bon enfant des deux côtés, Indispensable de tout vérifier. On nous avait établi un certificat d'importation temporaire pour un autre véhicule. Gros ennui évité.
Gros trafic d'œufs de Bolivie au Pérou, camion d'un côté et de l'autre de la frontière et transit en triporteurs poussés allègrement à la montée.
Nota, à la frontière bolivienne il faut une photocopie du passeport et de la carte grise, qu'il faut faire faire dans une boutique.
Nous voila à Copacabana - le nom fait rêver - mais ce n'est qu'un petit port sur le Titicaca rendez-vous de tous les jeunes routards.
Nous passerons la nuit bercés par les vagues à 4000 m d'altitude. Il paraît m^me qu'il y a une marée de 80 cm, nous verrons demain.
13 MAI
Copacabana - Yampupata
Petite visite de Copacabana et de sa curieuse église. Inspiration mauresque, chœur doré et argenté à souhait, mais surtout sa chapelle des cierges. Il faut absolument aller intercéder auprès de la vierge et lui offrir un cierge. Résultat, un antre sombre, visqueux, éclairé des seules bougies, atmosphère de cour des miracles.
Petite erreur nous nous trompons de route, ce qui nous vaut un contrôle policier et le paiement d'un péage municipal dont on se demande encore s'il est justifié. (la route est barrée par une chaîne ! (c'est la route de la capitale ). Comprenne qui pourra.
Nous retrouvons la piste qui nous mène jusqu'au bout de la péninsule en suivant la côte, nous offrent de très belles perspectives sur le Titicaca. De très jolis panneaux indicateurs modernes, mais de terrain camping point, de restaurant point. Nous déjeunons donc avec les moyens du bord et philosophons longuement avec un péruvien (instituteur) de l'avenir de la Bolivie ; foi bien ancrée en ses communautés indiennes et en un développement possible, haine et peur du capitalisme, fascination de la modernité........
Au retour nous rencontrons deux courageux et sympathiques marcheurs français ; plaisir de la rencontre ; échanges, nul doute que nous nous reverrons pour échanger nos souvenirs de voyage.
14 MAI
Copacabana - Isal de la Luna - Isla del Sol - Copacabana
Journée de navigation, mais pas de voile à l'horizon, nous nous joignons à la foule des touristes. Il faut dire que Copacabana est un haut lieu de tourisme, rendez-vous de tous les jeunes qui sillonnent la région.
2 h de navigation et c'est la isla de la Luna, vous l'aurez deviné, vestiges incas : temple des vierges vivant en communauté religieuse, dans quel but ? Mais l'île est habitée par une communauté qui vit d'élevage, culture, pêche, tourisme. traversée pour
Un peu plus loin la Isla del Sol et ... son temple du soleil inca ; mais surtout une communauté plus importante que sur l'autre île. Ecole, restaurants, hôtels, trafic touristique intense. L'île se mérite 300 marches pour aller au sommet ... où se trouve le village. En haut, des maisons toutes neuves, mais pas d'eau courante, il faut descendra la chercher 5 étages au-dessous ! Il faut du courage : les maisons sont construites en briques d'adobe sur place. Il en faut de l'eau.
Jolie navigation retour qui nous permet d'admirer les côtes qui se découpent sur la chaîne des Andes enneigée. Superbe. Mais il commence à faire frais (ce matin 0° au réveil)
15 MAI
Copacabana - El Alto
Nous quittons Copacabana. Une rue bouchée, un itinéraire approximatif, nous nous retrouvons au centre d'une fête d'anniversaire très colorée... dommage nous ne sommes pas invités !
Et inévitablement nous repassons par le contrôle policier et le péage ( ?) de sortie de ville. Un nouveau coup de tampon et après explication nous ne payons pas.
La route nous réserve de magnifiques points de vue sur le lac et un passage sur un bac hors d'âge vers l'autre rive.
Une petite vérification mécanique, un joint d'amortisseur est hors d'usage. Nous nous arrêtons en banlieue de La Paz dans un minuscule atelier, le garagiste travaille avec toute jeune et toute timide femme les mains dans le cambouis.
Un policier du poste de police tout proche, heureux de discuter nous offre de passer la nuit en toute sécurité à côté du bureau et de nous accompagner demain matin sur la route de Coroico. Nous nous apercevons à temps que nous sommes à proximité d'un abattoir. Nous préférerons trouver (non sans mal) le confort d'un hôtel, et un abri sûr pour Bip Bip.
16 MAI
La Paz
Ici on circule comme à Lima, en bus, en colectivo, en taxi. Mais il faut bien dire que la circulation est moins sauvage, moins bruyante. Les klaxons sont même interdits, c'est tout dire. Quoiqu'il en soit, il est beaucoup plus confortable de laisser Bip Bip se reposer.
On ne peut s'empêcher de comparer Lima et La Paz. Tout est plus propre, plus ordonné, mêmes les étals des petits marchands sont mieux tenus.
L'hôtel est tout prêt du centre que nous pouvons découvrir à pied. Nous nous trouvons dès le matin sur le trajet dune manifestation clairement indienne de soutien au Président. Tout le secteur du Palais présidentiel et du Parlement est bouclé par la police. Nous devrons négocier maintes fois pour passer et accéder aux musées.
Ce n'est pas de tout repos une visite de La Paz ; la ville s'étage de 3 200 à 4000m, autant dire que tout déplacement est pénible à cette altitude. La ville est conforme à sa réputation, un site époustouflant sur fond des Andes enneigées.
Nous avons - non sans mal - enfin trouvé une carte routière de Bolivie, certes sommaire.
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Publié à 03:47, le 13/05/2012, Mots clefs : |
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1er MAI
Curahuasi – Pucyura - Cusco
Dernière étape avant Cusco, haut lieu de la culture inca. Arrêt à Pucyura pour faire quelques approvisionnements au marché local., l’occasion de rencontrer une famille péruvienne qui nous invite à lui rendre visite à Cusco ce que nous ne manquerons pas. Ils sont aussi intéressés que nous par un échange sur nos modes de vie.
Quelques km et c’est la grande foire gastronomique de Pucyura, concours de recettes de cuy. Mais qu’est-ce que le cuy me direz-vous ? tout simplement le cochon d’inde. Il est servi entier, pattes griffues, têtes… avec un riche accompagnement de saucisses de légumes, pommes de terre à l’eau (à la mode péruvienne, insuffisamment cuite pour notre goût) et bonne galette de maïs moelleuse. Cet animal entier dans l’assiette, c’est un peu rebutant, mais surtout ce n’est pas assez cuit pour notre goût.
Nous voila à Cusco, tout prêts à dépenser un … « maxi » pour découvrir les sites incas. Le piège à touristes est parfait. Très désagréable de se sentir piégés avec un minimum d’information et de choix. Espérons ne pas être déçus ! Nous avons encore un peu de temps pour visiter la forteresse Saqsayhuaman qui domine la ville. Impressionnantes murailles, vue sur la ville. Nuit dominante sur Cusco illuminé ;
2 MAI Cusco
Après un réveil « en fanfare ». Procession de la Santa Cruz.. Un orchestre de musique andine répète, on se prépare à descendre les trois croix du terre-plein pour une procession jusqu’à San Cristobal 300 m plus bas.
Journée d’immersion dans la culture inca. Musée historique régional qui présente notamment de belles peintures des 16è et 17è de l’école de Cusco, dans un très joli palais colonial au délicieux patio. Musée d’art populaire exposant les thèmes d’inspiration populaires : scènes de la vie quotidienne, processions, crèches….. de factures très différentes. On nous offre (visiteur français exceptionnel) un CDV de présentation inca. Musée du site de Qoricancha sous les fondations du Couvent Santo Domingo qui présente de façon intéressante le développement de la culture inca. Des repères à étudier pour mieux comprendre. Enfin le couvent Santo Domingo. Construit dans les années 1530, il fut détruit par le tremblement de terre de 1650. Ne sont restés debout que les murs de la citadelle inca sur lesquels avait été bâti le couvent. Murs penchés vers l’intérieur, niches mystérieuses, traces d’assemblage des blocs, mais rien qui permette d’imaginer les techniques de mise en œuvre. L’église de Santo Domingo, aussi imposante et massive que les murs incas. Des chapelles de bois sombre sculptées et les mêmes statues de saint revêtues aux attitudes touchantes revêtues de leurs plous beaux atours. Heureuse surprise d’un bon déjeuner dans un charmant patio (bonne cuisine simple et goûteuse, c’est rare) Et pour finir nous attendons 1 heure nos billets pour le Machu Pichu (mais j’apprends le quechua !)
3 MAI Cusco – Pisak - Ollantaytambo Immersion Inca. Nous sommes sur les monts dominant Cusco ; c’est le début de ce que l’on appelle « la vallée sacrée ». Mais si l’on en croit la littérature sur le sujet, tout est sacré dans le monde inca !Qenqo, un sanctuaire , un monolithe défiguré par les espagnols (il représentait le puma), une faille naturelle qui amène à un autel de sacrifice souterrain, des rigoles pour les présages (on y versait chicha et sang de l’animal sacrifié, de la direction de l’écoulement découlait le présage) Puka Pukara, une forteresse complexe sur 3 étages et une fontaine face à l’entrée. Cusco était bien défendue
Tambomatay, la fontaine de l’inca autre site marquant. Toujours à flanc de montagne : niches gigantesque à l’usage inconnu, une source divisée en deux à l’étage inférieur avant de tomber dans un bassin et de s’écouler.
Nous découvrons ainsi la précision de la taille des pierres, le côté titanesque des constructions, la maîtrise de l’usage de l’eau ; nous imaginons le symbolisme de toutes ces constructions… On arrive à Pisac, que l’on visitera au retour. Nous nous contenterons d’un tour au marché, varié coloré. Quelques achats irrésistibles pour les souvenirs. Ollantytambo, absolument remarquable puisque le village est construit sur les murs incas et a conservé ses rues, ses places. De l’autre côté de la rivière, les terrasses dominées par la forteresse. Site magnifique, très vivant, la cité est impressionnante de puissance. Chicha : boissons à base de maïs fermenté.
4 MAI
Ollantaytambo – Aguas Calientes – Machu Pichu – Aguas Calientes – Ollantytambo
Il faut se rendre à l’évidence pas de route jusqu’au Machu Pichu, nous devons obligatoirement le rail de Ollantaytambo à Aguas Calientes, puis le bus jusqu’au Machu Picchu. Lever 5 heures pour présence sur le quai à 6 h 30. Chance nous pouvons déjeuner avant de partir la salle à manger de l’hôtel est ouverte.
Il fait beau et le train emprunte la vallée de l’Urubamba absolument magnifique. Le torrent roule entre des pentes vertigineuses, parfois surplombées d’un glacier. Le train est commplet. Nous sautons dans le bus pour découvrir LE site incontournable.
Stupéfiant de beauté, le site grandiose, les ruines pratiquement intactes. Difficile d’en dire plus. Il faut voir (quelques photos).
Nous cherchons d’autres français pour prendre un guide en commun. Par chance un groupe de 4 personnes acceptent que nous les rejoignions. Merci à eux et à la charmante guide qui nous éclaire un peu sur le pourquoi et le comment de cette surprenante cité qui a vécu à peine une centaine d’années avant d’être abandonnée. Vous l’aurez compris, impossible d’aller plus loin , retour par le même chemin. Il fait nuit rien à voir. Longue discussion avec nos voisins chiliens. Test gastronomique, brochette d’alpaca (il fallait que ce soit précisé, même goût que le bœuf) Retour à notre petit hôtel ** qui a surtout le mérite d’abriter bip-bip (garage personnel du gérant qui nous fait une petite place)
5 MAI
Ollantaytambo - Maras - Moray - Pisak
Nous ne raterons rien de la vallée sacrée des incas. Visite du site de Moray. Admirable cuvette aménagée en terrasses irriguées. Un sentiment étonnant de sérénité lorsque l'on se trouve au centre, enveloppé par le cercle des cultures, en contact avec le ciel.
Un détour vers les salines de Maras. Un site extraordinaire (je me répète ?). les bassins de salines s'étagent au flanc de la montagne alimentés en eau saline chaude. Il reste à attendre 20 jours pour récolter. Ce n'est peut-être pas tout à fait aussi simple ! Il faut entretenir tous ces bassins qui fonctionnent depuis 2000 ans.
Un mot du village de Maras, vraiment charmant, construit sur les bases incas, malheureusement pas tout à fait aux normes touristiques minima !
La visite de Pisak ce sera pour demain.
6 MAI
Pisak - Pikillakta - Tipon - Cusco
De bon matin sur le site de Pisak. Une fois de plus arrêtés par les gendarmes curieux de notre périple, rien de plus.
Que dire de Pisak sans se répéter : le site est magnifique ; une implantation accomplie, des étages et des étages de terrasses sur toutes les pentes de la montagne, au sommet ce qui semble une citadelle inexpugnable avec ses postes avancés, ses bastions...., des bâtiments encore très présents, la rivière en contrebas, les fontaines..... Pourquoi tout cela a-t-il été abandonné au profit de terres beaucoup moins aménagées ?
Un peu plus loin Pikillakta un site pré-inca 400/900 ap JC. Nous n'en saurons pas plus ; Jusqu4à quand a-t-il été occupé ? Combien d‘habitants ? Il s'agit d'un grand village fortifié établi sur une colline ; l'enceinte entoure village et champs en terrasses. Remarquablement conservées, les maisons s'alignent le long de rues rectilignes. Grandes maisons, sol recouvert de plâtre , murs blancs.
Tipon se mérite la piste est sévère. A l'arrivée on découvre enfin le site. La cuvette où sont implantées les cultures a été ici aménagée en larges terrasses rectilignes (elles n'épousent pas la courbe du terrain). Le système d'irrigation fonctionne et l'eau coule à flot. Quelques grands bâtiments et une enceinte fortifiée renfermant nombre de bâtiments encore bien solides. Des bastions sur toutes les avancées.
Il nous restera à nous pencher sur la culture Inka en rentrant pour au-delà de la beauté et de la force des sites, en comprendre la fonction.
Nous sommes toujours à plus de 3000 m et redescendons vers Cusco.
7 MAI
Cusco
Nuit bénie au pied du Cristo Blanco, avec vue dominante sur forteresse Inka.
Préoccupation du jour, faire réparer l’impact du pare-brise. Hélas, un seul spécialiste a le matériel ; nous arrêtons la mise en œuvre quand il commence à attaquer le pare-brise avec une mèche de 5 mm de diamètre. Inutile d’insister !
Téléphone à nos « amis » de Cusco et rendez-vous. L’attente est longue. Evidemment nous avons donné une adresse imprécise. Il y a 3 voies Pachacutec ! Accueil chaleureux de toute la famille, qui nous invite à déjeuner .Nous discutons beaucoup et les quittons à regret à la nuit. Ils nous ont consacré la journée, et nous refusons leur invitation pour la nuit. Le travail les attend demain. Nous repartons riches de farine de maca, de maïs noir pour la « chicha morada » (je peux donner la recette), et d’une précieuse pommade à la graisse de couleuvre pour les articulations. Notre ami commercialise des produits naturels.
8 MAI
Saylla – Andahuaylillas - Urcos – Raqchi – San Pedro - Aguas Calientes
Après une nuit tranquille sur le parking d’un camping (qui ne peut accueillir que des tentes) nous prenons le petit déjeuner avec l’employé de la station service venu en curieux (sans doute n’a-t-il jamais pris un petit déjeuner à la française !)
Nous pensions une journée de liaison avec la prochaine étape Puno et le Titicaca, mais ,nous serons retenus par maints centres d’intérêt. Tout d’abord, ne pas rater l’église d’Andahuaylillas – la sixtine d’Amérique du Sud – une pure merveille. Murs et plafonds entièrement peints. Mais ce qui retient l’attention ce sont les motifs indiens réappropriés à la mode chrétienne. On y resterait des heures. Urcos, une petite ville, un petit tour de marché, réapprovisionnement en soles. ; pas à la banque, le distributeur refuse, au locutorio (d’où on téléphone à moinde coût), allez savoir pourquoi. Raqchi, une cité Inka dans la plaine, très bien conservée et mise en évidence ; ici pas de forteresse imposante, de hauts murs d ’enceinte entourant une étonnante cité aux rues rectilignes , aux maisons toutes identiques organisés autour de places, et bien sûr les terrasses et la fontaine de l’Inka. Un joli marché d’artisanat. Nous craquerons pour les jolis bonnets traditionnels (tout le monde en porte) San Pedro offre une fontaine d’eau gazeuse naturelle, purgative ; nous la goûterons seulement et éviterons la piscine décidément trop verte ! Nous nous rappellerons le village particulièrement médiéval : rues en terre, animaux au milieu de la rue, habitants couleur « terre ». Aguas Calientes offre ses eaux chaudes naturelles dans des piscines de plein air rustiques à 38 ou 40°. Un moment de détente parfait en fin de journée. C’est annonce-t-on, « le plus petit volcan du monde », autrement dit, quelques fumerolles, une source d’eau chaude. Le site n’est pas suffisamment accueillant pour la nuit, nous continuerons la route jusqu’à Santa Rosa, espérant redescendre un peu dans la vallée. En vain, nous dormirons à 3900m
9 MAI
Santa Rosa – Ayaviri - Caracocho
Nous sommes en plein altiplano et l'altitude ne descend jamais au-dessous de 3800m. Ce matin au lever gelée blanche à l’ombre et 18° au soleil. Il fait bon chez nous, nous n’avons jamais eu froid. Le sommet enneigé tout proche est à 5420 m.
Nous suivons le rio Pucana et le paysage est toujours légèrement ondulé en arrière plan. Plus loin les Andes et leurs sommets enneigés.
Jour de marché à Ayaviri, le vrai, pas pour touristes. L’occasion de discuter avec les marchands qui répondent volontiers à nos curiosités. Nous sommes loin de connaître tous les produits qu’ils proposent. Important marché de pharmacopée locale à base de plantes et extraits naturels. Les boutiques ambulantes regorgent de vêtements colorés portés par la quasi totalité de la population ; nous avons triste mine dans cette foule.
Nous quittons bientôt les rives du fleuve et abordons une région marécageuse émaillée de fermettes d’élevage. Le métier de gardien de troupeau ne se perd pas ici ! Pas plus que les métiers manuels de la terre. Quasiment tout le travail est manuel. Et que d’enfants dans les champs. Vont-ils tous à l’école ? (pourtant obligatoire)
Juliaca, une ville. L’ordinateur est en panne, il nous faut un spécialiste. C’est un jour ordinaire et la circulation est folle, vélos-taxis triporteurs, vélomoteurs-taxis triporteurs, bus, chacun y va de son coup de klaxon. Un seul magasin d’informatique, mais le spécialiste est absent. Nous verrons à Puno.
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Publié à 23:28, le 5/05/2012, Mots clefs : |
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22 AVRIL Cerro Azul – LimaDimanche, ce qui devrait nous laisser quelque chance d’arriver et de circuler à Lima sans trop de circulation ; En arrivant près de Lima, des quartiers entièrement neufs d’un blanc resplendissant, entièrement clos, aux côtés de petites masures égaillées dans le désert. Lima s’étend, sur des modèles différents ! La circulation s’intensifie et notre préoccupation est la recherche d’un hôtel . Au premier, tarif à l’heure !! le suivant ne peut accueillir Bipbip dans son garage ; un autre n’a pas de garage ; une enseigne, un hôtel correct, un garage gardé, la WIFI. Nous voila installés. Fin de journée Wi-fi, trop heureux de pouvoir joindre la famille. Bon, la wi-fi ne passe pas dans la chambre, nous devant descendre dans le hall, où la circulation est intense !!! Heureusement c’est calme au 4ème, et le service est agréable. Petite ballade de quartier en fin d’après-midi. A 18 h il fait nuit. De l’autre côté du boulevard, quartier populaire très animé de multiples boutiques et boutiques de rue. 23 AVRIL Lima Nous faisons simple, taxi pour aller dans le centre, jusqu’à la plaza de armas. Très belle place, demeures coloniales élégantes et colorées, palais du gouvernement, cathédrale. Tout le quartier est très agréable avec ses vielles maisons, son animation commerciale. Un coup d’œil sur la cathédrale que nous ne visiterons pas. Tarif prohibitif de la visite cathédrale et musée (l’art liturgique n’est pas notre centre d’intérêt principal). Visite de Santo Domingo. Belle église du 16ème, la naissance de la ville de Lima.
Visite de San Francisco, son cloître et son musée. Très joli ce cloître aux plafonds des voûtes en bois très travaillé, et aux azuleros d’origine (16ème) . Dommage que la visite se fasse au pas de charge. Impossible de prendre son temps. Un tour en bus touristique pour monter au cerro Santo Cristobal une des collines de la ville d’où l’on a une vue panoramique intéressante. Le Rimac coule en fureur, les bidonvilles s’étagent sur les pentes, le cimetière gigantesque fait une grande tache blanche dans le paysage, les quartiers neufs et leurs grands immeubles, de grandes avenues structurent les quartiers, le Pacifique à l’horizon, et le guàra qui s’étale… Nous sommes épuisés par cette ballade citadine. Nous avons bien mérité un retour Confort en taxi ; mais c’est sans compter sur le comportement routier des chauffeurs. Comment n’a-t-on pas été … écrabouillés ! Guara : brume qui gagne la côte dans toute cette région (contact mer désert)
24 AVRIL Lima Journée d’immersion dans la culture antique du Pérou. Nous partons à pied, munis de nos guides, vers l’annexe du Museo del Oro, à ne pas manquer…. Bord de mer …. Parque del Amor…., et le centre Larcomar…. Mais le musée n’existe plus, il faut se rendre à l’est de Lima.
Il fait trop chaud, nous renonçons aux transports en commun (pas de plan à Lima), des rues de même nom dans différents quartiers n ; donc à nouveau taxi (clandestin) prix âprement discuté (pas de compteur, il faut négocier au départ). Que dire del Museo del Oro : trop cher. Mais on en prend plein les yeux, éblouissante beauté, créativité, qualité artisanale et artistique des pièces présentées. Somptueuses parures trouvées dans les tombeaux, mais aussi répliques miniatures des objets du quotidien. Déjeuner et il faut se presser si l’on veut visiter un autre musée avant la fermeture (17 ou 18 h). Nous choisissons el Museo Larco Herrera. C’’est la présentation d’une collection privée d’une incroyable richesse – fond aujourd’hui géré par une fondation -Les réserves ouvertes au public présentent des centaines et centaines de pièces. Le musée donc, présentation chronologique et géographique des créations des différentes communautés indiennes du nord au sud du Pérou, depuis environ le premier millénaire avant JC. Magnifique de créativité liée le plus souvent aux rites religieux, à la place de l’homme face aux forces de la nature incarnés par des dieux qu’il importait d’ honorer. Admirable maîtrise de la poterie, de l’orfèvrerie d’or et d’argent, des tissages les plus fins et sophistiqués. Merveilleux. On aimerait en savoir plus de ces sociétés qui maitrisaient en finesse toutes ces techniques en même temps qu’ils étaient ingénieurs hydrauliques, astronomes, cultivateurs, constructeurs…. Mais qui ne connaissaient pas l’écriture.
25 AVRIL
Lima – La Oroya Circulation de fou, et pour seule indication l’Est et notre GPS qui veut bien nous l’indiquer. Nous ne connaissons pas Lima comme notre poche, mais nous avons quelques repères heureusement. Nous avions goûté les joies de la circulation en taxi, à bord d Bip Bip c’est tout autre chose. Bip Bip est encore entier, et nous sommes toujours vivants, on ne sait expliquer ce miracle ! Nous croyons quitter Lima, mais 30 km plus loin c’est toujours la banlieue. Qui bientôt cède la place à la montagne. On monte, on monte, le rio Rimac gronde,en dévalant les pentes, enflé des torrents de montagne. Nous retrouvons la circulation intense des camions dans les deux sens et les spectaculaires ponts du chemin de fer qui nous survolent. Beau paysage, dommage que la brume tombe. 4 300 nous atteignons le niveau de la neige. Nous grimpons à 4 828 m, le ciel est maussade, il fait 1°, il neigeotte. Nous nous retrouvons bientôt dans une région de mines et sa suite d’usines et villages misérables qu’elle engendre.Un petit monticule au bord du Rio pour passer la nuit loin de la circulation. Nettement plus agréable que les klaxons permanents de Lima.
26 AVRIL
La Oroya – Huancayo – Izcuchaca - Huancavelica
Bip Bip tousse un peu pour repartir après une nuit à 3 800 m. Nuit un peu épuisante à cette altitude, sommeil haché.Nous reprenons la ruta 3 qui suit la vallée du Rio Mantaro. Nombreux villages accrochés à la montagne. Bovins, ovins, ânes. Les paysages traversés sont directement issus de la culture indienne avec ses cultures en terrasses et ses habitants en habits colorés. Magnifique vallée jusqu’à la bifurcation de Jauja. La vallée s’élargit superbement. De beaux villages de montagnes tout au long de la route La route monte inexorablement pour atteindre un col à 4 424 m. Sous le soleil, c’est magnifique. Des gorges, des mosaïques de champs cultivés à des altitudes incroyables. Info aux Jardiniers. Ici on cultive le céleri (et rien d’autre) jusqu’à 4 300 m ! On atteint Huancayo c’est une de ces villes aux allures de village fou, vie dans la rue, circulation, rues défoncées….. et plus de 400 000 habitants entassés. A Izsuchaca, il faut choisir, la 3 s’annonce très mauvaise. Nous choisissons l’itinéraire « ter » par Huancavelica. Ensuite c’est la piste, étroite dans une gorge , un torrent qui folâtre, des cascades. Superbe. Villages minuscules du bout de monde. Encore un col plus modeste à moins de 4000 ; Vallée plus large, pentes moins raides, élevage de moutons, alpacas, vaches, tous de nature grimpeuse, en liberté. Des gardiennes parfois. Peu de village mais des fermes superbes rassemblant leurs toits de chaume entre les murs de pierre sèche. Redescente vertigineuse vers Huancavelica , 600 m en 8 km de lacets serrés. Il est temps de s’arrêter. Pas de regret pour l’itinéraire choisi, mais nous paierons de 80 km supplémentaires de piste.
27 AVRIL
Huancavelica – col – Santa Ines - Ayacucho
Nous nous habituons à dormir en altitude. Bonne nuit à 3 500 m.Nous reprenons la route de bonne heure, coucher 9 h lever 6 h. Piste étroite, lavée par les sources et petits torrents qui dévalent les pentes. La vallée ’élargi, on monte toujours et pourtant des fermes sont disséminées sur les pentes : grand troupeaux d’alpacas et de moutons. On monte toujours, col à 4 585m et on redescend pour mieux remonter. On atteint la neige à 4 610 m et on monte toujours. Impossible de décrire la variété des paysages, La piste est dans la neige, des marigots monstrueux s’ouvrent devant nous. Nous rattrapons et suivons un camion. Le chauffeur routier nous dissuade de poursuivre sur cette route. La piste est encore plus mauvaise plus loin détériorée par des camions de mine. Optimistes, nous sommes en bermuda et sandalettes dans la neige. Nos interlocuteurs, s’amusent, prennent des photos, ils n’ont jamais vu un touriste sur cette route. Donc machine arrière pour repasser notre col à 5 059 m – le plus haut du monde, c’est écrit sur la carte - . Record, nous l’aurons passé dans les deux sens ! Sagement nous reprenons la piste classique la carretera centrale. Nous repassons deux cols à plus de 4 500 , admirons des troupeaux d’alpacas, un couple de chinchillas à la queue en point d’interrogation, des montagnes verdoyantes à plus de 4 500 m,une chaine dorée resplendissante, dégustons des truites dans un restaurant très rustique à Santa Ines, admirons des coulées de roches multicolores face à une mine d’argent abandonnée….
Et nous voila sur la piste qui nous amène à la route d’Ayacucho. C’était finalement tout simple. Journée bien remplie. Rencontre d’un couple de Suisse avec ses 2 enfants, qui font un petit tour avant de rentrer chez eux après 2 ans en Bolivie. Nous voila à Ayacucho dans le stress de la ville.
28 AVRIL
Ayacucho – Ruta 3 – Ocros - Tumbes
Matinée à Ayacucho pour les nécessités du bord. Pas de supermarché, il faut chercher. Un petit marché de quartier ne suffit pas à nos approvisionnements, nous allons donc au marché du centre. Fruits, légumes ,viande, fromage fermier. Pour ‘épicerie c’est plus compliqué, nous avons des goûts de luxe, nous voulons du beurre, du nescafé… Deux épiciers m’ont même demandé la différence entre beurre et margarine ! Nous voila parés pour les deux, trois jours à venir. Pas de courses sérieuses avant 500 km… de piste. Un cordonnier et je peux faire mettre une semelle à mes sandales péruviennes. Prix record environ 4 € - on n’est pas en France – Ce qui nous laisse le temps de parcourir un autre quartier du marché, farines, épices, légumes secs, herbes….et d’entendre les conseils culinaires. Il est temps de reprendre la route. Miracle, une belle route asphaltées, bientôt remplacée par la piste. Bien sûr, nous recommençons à monter. Paysages auvergnats, mais à 4 200m, vastes ondulations, même notre première petite forêt d’eucalyptus. Vaches, moutons, prairies maigres, lavognes, ajoncs, tourbières…. Gardiennes de troupeaux, mais où sont les fermes ? 4 280 m ,nous sommes au col après avoir subi mains arrêts pour cause de travaux sur la piste. Inévitablement on redescend. Le village d’Orcos est à nos pieds, mais il faudra parcourir 20 km de lacets pour arriver à 3100 m. Et l’on recommence à descendre à 2200 m. Route assez éprouvante, parfois une seule voie et toujours on doit se garer avec précaution pour se croiser, les précipice n’est pas loin, le roche non plus. Et sur ce parcours, nous avons croisé un routard cycliste. Impossible de s’arrêter pour échanger quelques mots. On est toujours aussi épatés de les voir en pareil endroit.
29 AVRIL
Tumbes – Chincheros – Andahuyalas - Abancay
Nous sinuons sur la piste. Culture et fleurs le long des routes. Bananiers ; avocatiers, grenadiers…. à 3 500 m. La vallée s’élargit et prospère autour de Chincheros. Ce qui privilégie un habitat dispersé. Inévitablement le haut plateau remonte jusqu’à 4070 m. (une source me permet de faire une fraîche lessive). Redescente vers la luxuriante vallée du Rio Pampas. Toutes les parcelles sont cultivées – canne à sucre et arbres inconnus - la vallée est riche. Les villages se succèdent. C’est dimanche et visiblement tout le monde est au village, beaucoup moins aux champs. Marché à Andahuayas. C’est le centre de la région, le marché grouille de monde Les familles de fermiers arrivent en car avec leur production. C’est coloré, vivant. Une ronde sans fin de collectivos charge et recharge passagers et marchandises . Les bébés dorment tranquillement dans le dos de maman qui vaque à ses occupations. Toutes ces dames sont très élégantes dans leur vêtement traditionnel. Nous nous taillons un franc succès de curiosité auprès d’un chauffeur de camion bientôt rejoint pas des péruviens intéressés par notre périple, notre mode de vie. Cadeau d’une péruvienne : des pommes de terre de sa production (nos avions offert des bonbons). Belle rencontre, long moment d’échange. Il faut bien continuer. Nous reprenons la piste et ses pentes. Remontée à plus de 4 000 et nous devrons nous arrêter nuit tombée à plus de 3500, la pise est trop dangereusement sinueuse pour continuer.
30 AVRIL
Abancay – ruta 3 - Curahuasi
Abancay était en vue hier soir, nous n’y étions pas tout à fait. Une vingtaine de km de lacet et nous y sommes. Petite ville propre et un hôtel restaurant wi-fi. Les enfants nous manquent. Nous sommes contents de les voir et leur parler. C‘est maintenant la route, fini la piste, les paysages sont toujours beaux, la nature riche des champs cultivés et des bois d’eucalyptus, mais nous nous disons que nous ne goûtons pas autant le voyage que sur piste, à 20 à l’heure, au plus près des accidents naturels du chemin .Nous côtoyons cependant la vie rurale, travaux des champs manuels, ânes et chevaux bâtés, porcs attachés au piquet devant la ferme, poules sur la route, troupeaux…… La route sera courte. Il fait nuit à 18 h.
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Publié à 15:22, le 5/05/2012, Mots clefs : |
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1er AVRIL
Antofagasta
9 heures, nous réceptionné notre copain Michel à la gare routière. Petit dejeuner et début d’un nouveau parcours du combattant en ville. Recherche d’un petit hôtel pour une nuit et peut-être location de voiture –hypothétique, nous sommes dimanche- Même à l’aéroport les réservations de véhicule sont fermées.
A petit tour de villégiature à la Portada, une remarquable arche de roche blanche détachée de la côte. Les guardaparque viennent à notre rencontre pour nous renseigner. Un petit tour en ville, un resto , et dodo sur la plage.
2 AVRIL
Antofagasta – Cerro Paranal
8 h 30 : opération location de véhicule. Adresses inexistantes, circuit de gymacana dans les sens uniques…. Et location… Après un séjour linguistique poussé, la location d’un pick-up ROUGE, Michel peut maintenant s’identifier à un vrai chilien .La métamorphose s’amorce ! Approvisionnement, plein des véhicules et en piste. Désert, désert, et bientôt piste. Quel bonheur après l’agitation citadine insupportable. Et une vraie nuit de calme absolu. Michel installe son matelas pneumatique tout neuf à l’arrière de sa voiture et le voila prêt pour la nuit, son 1,80 recroquevillé sans duvet….
3 AVRIL
Cerro Paranal – Taltal – Piste Buena Esperanza
Michel n’est pas congelé mais presque, il est gelé et a du mal à se déplier .Il fait 8°. On passe aux choses sérieuses. Objectif, météorites. Impossible de visiter le cerro paranal, c’est l’observatoire européen, avec un télescope de 8 m de diamètre. Gentil accueil, mais on ne visite que le samedi. Mais auparavant nous passons à Taltal pour voir les restes des installations portuaires des mines de salpêtre. Très jolie côte découpée en caletas. Pontons rouillés, grues de même, jolies maisons de style colonial. Il ne reste pas grand-chose du passé minier de Taltal qui désormais est un petit port de pêche. Nous abordons maintenant une piste en « tôle ondulée » éprouvante, mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas dans notre recherche « scientifique » de météorites ! Nos volte-face sur la route intriguent le personnel de la mine (d’où nous ont-ils repérés ?) qui vient trouver une réponse à sa curiosité. La recherche : un aimant, et l’on parcourt le désert. Autant dire que l’on trouve des morceaux de ferrite, mais des météorites ? (d’ailleurs comment les reconnaît-on ?) Améliorations de la couche de Michel. Le pneumatique est désormais en équilibre avant arrière, et que nous avons pensé à lui donner une couverture de calage à l »’intérieur de Bip Bip.
Caleta = anse
4 AVRIL
Piste Buena Esperanza
Du progrès, Michel n’a été congelé qu’une partie de la nuit, et il peut se déplier. Technique à améliorer ce soir. Recherche « météoritique » approfondie et sans doute vaine. Nous sommes en possession de quelques cailloux ferreux certes, c’est tout ce qu’on en dira. Retour vers la 5 par les pistes, tôle ondulée et sable. Des pistes et traces naissent dans tous les sens dans le désert. Nulle indication, mais des mines parfois. A un carrefour nous tombons sur de superbes scories de mine : sable noir brillant – peut-être de la galène, à vérifier – Nous rejoignons notre repère, la voie ferrée désaffectée, visitons quelques oficinas abandonnées.
Apparaît Agua Verde une minuscule oasis de verdure et sa station service. Encore une mine, mais pourquoi tous les bâtiments sont-ils systématiquement saccagés ? Les traces d’exploitation sont difficilement lisibles.
Oficina : établissement minier industriel fin 19ème, début 20ème siècle ; les ouvriers étaient rémunérés en jetons utilisables dans le cadre de la mine.
5 AVRIL
Oficina Tricolor - Cementerio Oficina Chile – Ruta 5 – Yungay - Estacion Imilac
Les oficinas se succèdent (en ruine). Un grand cimetière impressionnant sur le bord de la route. La grande solitude de tous ces travailleurs de la mine oubliés par les générations suivantes. Lourd du sens de ces vies industrieuses, anonymes, pas de nom sur les tombes…. Longue, longue route 5 avant de reprendre la piste vers l’est. Yungay, une gare (d’exploitatin du salpêtre) abandonnée. Des mines abandonnées tout le long de la piste. Un peu plus sud-est en direction de la mine Escondida pour atteindre Imilac. Il faut ensuite traverser une mine de cuivre , franchir une barrière et s’engager sur la piste internationale (qui mène en Argentine). Très très impressionnant, très très beau. La plus grande mine de cuivre du Chili, elle s’étend sur des km. Déjeuner en bord de piste. Nous n’avons rencontré aucun véhicule quand apparaît un carabinero en patrouille ; il nous a aperçu d’une autre piste et vient à notre rencontre (sans contrôle). Encore une gare abandonnée, ce sera notre bivouac.
6 AVRIL
Estacion Imilac – Crater Monturaqui
Nuit « western » passée aux abords de la gare. Dans le silence absolu du désert, les tôles d’un toit résonnent ; un wagon abandonné, des réservoirs d’eau rouillés sur leurs quatre pieds. La lune apparaît pour éclairer la scène. Impressionnant ! N’oublions pas l’objectif le cratère ; vous imaginez peut-être un cratère volcanique, pas du tout, il s’agit d’un cratère d’impact météoritique de renommée mondiale et qu’il importe de connaître pour compléter notre culture ! Superbe traversée du désert, et au sortir d’Imilac le miracle d’une source cristalline pour faire le plein d’eau. C’est sans doute les « Cristales de Sal de Laja » de la carte. Halte « scientifique » pour la recherche de météorites, nul doute nous trouvons des pierres ferreuses, c’est tout ce que nous en dirons. Les km sont longs dans le désert avant d’atteindre le point où l’on se dirige vers le cratère. Un salar, des montagnes blanches, c’est une exploitation de sel. Piste un peu défoncée mais la récompense au pylone 80, il est là à 1 km. ….. le cratère…. Nuit en bord de piste à 3200 m. Michel sera une fois de plus congelé même enveloppé dans une couverture de survie.
7 AVRIL
Cratère Monturaqui – Tilomonte – Peine – Toconao – San Pedro de Atacama
Sitôt levés, petit déjeuner avalé, nous partons en exploration scientifique jusqu’au site bien connu du cratère. Un petit km pur franchir une quebrada « luxuriante » c’est-à-dire que quelques fleurs s’y épanouissent à la faveur des pluies d’été , à côté des boules de cactus. Nous n’aurions peut-être pas repéré le site, une banale cuvette, agrémentée de fouilles. On devrait y trouver de la brèche – difficile à trouver quand on n’en connaît pas la description. Nous pourrons dire « j’y étais » pour impressionner (qui ?). Michel est enchanté Nous repartons vers des lieux plus fréquentés, en suivant la ligne de pylones et nous reprenons la piste en direction de la piste de San Pedro. Pas de chance, nous suivons Carmen (le Gps). Donc demi-tour sur une piste très variée, sable doré, puis sel blanc étincelant, puis du gris enfin du rouge…. Et retour. Jolie piste stabilisée au sel donc roulante jusqu’à Télimonte, une oasis cultivée, irriguée, mais apparemment inhabitée en continu. Une nouvelle oasis, c’est Peine, où nous espérons trouver un restaurant. 450 habitants qui nous baladent dans tout le village vers un soi-disant restaurant. Enfin une petite enseigne. C’est fermé, et si on veut manger qu’on revienne plus tard ! Un nouveau pique-nique spartiate sous un arbre ; les ressources locales sont rares.Nous suivons le salar d’Atacama, crouté et dentelé de sel. Nous nous arrêtons à la Laguna Chaxa pour traverser le salar et observer les 3 sortes de flamants. Mauvaise idée, ils sont bien rares. Mais nous rencontrons avec plaisir deux jeunes français à bord d’un ww aménagé Toconao un joli village de petites maisons en pierres au flanc d’une colline. Colline, c’est la forme, on est à 2 500 m. San Pedro paraît bondé, et Michel ne trouve pas de place à son hôtel préféré (il a ses habitudes). Il passera une nouvelle nuit empapilloté. Ses contacts ne sont pas au rendez-vous : l’astronome a fermé ses portes (pas d’observation du ciel en pleine lune) l ‘autre a gagné d’autres lieux.
8 AVRIL
San Pedro de Atacama
Stand by au camping – toujours aussi séduisant – mais bon nous avons l’essentiel, de l’ombre, de l’eau, du calme… le barbecue., le plein de gas-oil. Réapprovisionnement, les réserves sont à sec ; lessive, le linge propre se fait rare ; blog, farniente, petite balade en ville. Nous sommes prêts pour un nouveau départ.
Nous profitons de l’expérience éclairée de deux français à bord de La Cagouille tout confort Toyota + cellule (3 ans d’expérience : Afrique, Amérique du Nord). Bolivie ou pas, ça reste à décider. C’est Pâques, mais rien de spécial ici, pas de procession, tout juste la messe dominicale.
9 AVRIL
San Pedro de Atacama – Calama – Geoglifo de Chug Chug – Maria Elena – Oficina Pedro de Valdivia
Fin de séjour en Atacama, étape de liaison pour atteindre le Pacifique et l’ultime étape du Nord Chili.Nous repartons vers l’ouest, route reposante. Arrêt pour admirer les geoglyphes de Chug Chug qui ornent les collines datés d’environ les années 1000. Comment ont-ils résisté au temps ? ne cachons pas notre scepticisme : de simples formes formées de cailloux entassés, dégageant une surface de sable. Ce sont des monuments classés donc expertisés. Nous terminerons notre périple industriel par la visite de l’oficina Maria Elena - une ville – et espérons l’oficina Pedro de Valdivia..
Au risque de me répéter, nous sommes toujours dans le désert ; ce soir nous avons encore un salar et une exploitation de sel en ligne d’horizon ; le vent est toujours là, nous sommes toujours à 2 000 m…. ; nous sommes toujours seuls.
10 AVRIL
Oficina Pedro de Valdivia – Maria Elena – Tocopilla – Caleta Paquita
Nous obtenons l’autorisation de visiter l’Oficina Pedro de Valdivia, en activité de 1931 à 1996 . Spectacle de désolation . Nous ressentons un sentiment de quasi angoisse en parcourant cette ville de 10 000 habitants, abandonnée du jour au lendemain. Elle a été de manière incompréhensible saccagée, squelettes d’arbres desséchées, maisons sans toit, couche épaisse de poussière…. Le far west !. Les enseignes bougent encore au vent. D’anciens habitants sont venus inscrire leur regret sur les murs, leur indignation de cette destruction…. La mine est encore exploitée, les travailleurs vivent à quelques km à Maria Elena, 7 jours de travail avant de retourner dans leur famille. Nous n’obtiendrons pas beaucoup plus d’explication. Maria Elena est copie conforme de la ville abandonnée, larges rues poussiéreuses….. Nous rejoignons maintenant la côte et Tocopilla pour terminer la journée en bord de Pacifique bercés par les flots.
11 AVRIL
Caleta Paquita – ruta costanera – Iquique – Oficina Santa Laura
Au lever, les pélicans et les jotes sont toujours sur leur îlot à portée de photo. Nous reprenons la route en suivant la côte avec des belles caletas, des dunes vertigineuses, mais hélas des plages construites des cabanes plus ou moins « bidonville ». Certaines se constituent en village qui commencent à s’équiper. Comment vivre dans ce no-mans land entre océan, dunes, cordillère. Peut-être du travail à la mine, mais plutôt de la collecte des algues et d’un peu de pêche. Première préoccupation à Iquique, l’approvisionnement en gaz, sans trop de problème directement à l’usine. Nous pouvons ensuite visiter tranquillement la ville, ses maisons de style colonial, son port de pêche, ses lions de mer se prélassant au soleil, ses quartiers colorés de maisons basses, ses presque gratte-ciel, et son site dans une très belle baie. Tant et si bien que le plein fait (apparemment pas de station-service avant la frontière péruvienne) nous quittons Iquique à la nuit.. Circulation intense de camions, les phares nous aveuglent. Nous stoppons dans le noir un peu à l’écart de la route.
12 AVRIL
Oficina Santa Laura - Gigante de Atacama – Huara - Pisagua
Réveillés par des bruits de voix. Nous sommes « encerclés ». Des mineurs organisent une manifestation dans la région et bloquent les pistes d’accès. Un pneu flambe. On nous conseille de ne pas rester sur les lieux. Des fumées noires se dessinent sur l’horizon. Nous nous dirigeons vers un village verdoyant pour déjeuner. Pas de chance c’est une base militaire. Nous déjeunerons dans le désert…. Sur terrain militaire. Le gigante de l’Atacama, c’est le plus grand pétroglyphe du Chili. Une silhouette de chef indien visible de l’espace. Mais….. nouvelle technique de désensablge du pick-up de Michel : traction.Ca marche bien. Déjeuner à Huara, village au milieu de nulle part. Puis direction le Pacifique, Pisagua. 50 km de désert et vue sur le petit village de 250 habitants. Passablement délabré, un pêcheur et un érudit nous parlent de son passé de port de salpêtre, marqué par l’immigration d’allemands nazi, l’occupation Pinochet ; aujourd’hui il sommeille au rythme de la pêche et de la collecte des algues. Sentiment d‘être délaissés et peu d’espoir de développement. Une frégate de la marine manœuvre dans la baie. Nous dormons tranquilles sur le terrain de camping ; heureusement que les gendarmes nous ont fait le plein d’eau car personne ne viendra nous donner accès aux commodités du lieu.
13 AVRIL
Pisagua – geoglyphe de Tiliviche – ruta 5 nord – geoglyphe de Chiza – Arica.
Dernière journée avec Michel qui rend sa voiture à Antofagasta, avant de s’offrir 24 heurs de car jusqu’à Santiago ; et retour en France.
Une dernière petite balade ensemble pour admirer le troupeau de lamas des géopglyphes de Tilviche, sur les pentes d’une quebrada abritant l’estancia du même nom. Séparation émue après cette quinzaine de parcours dans le désert (pas celui des touristes)., Pour nous c’est la route du nord et du Pérou. La route – excellente – monte et descend de 100 à plus de 1000 m au gré des quebradas qui verdoient au fond des vallées (oasis cultivées au milieu du désert absolu). Beaux géoglyphes e Chiza, aux dessins variés qui s’offrent au regard sur le bord de la route. On avait lu qu’Arica était une ville propre, c’rest vrai, et c’est rare au Chili, pas de detritus dans les rues, maisons entretenues. Peu de bidonvilles. Une très jolie ville , avec ses promenades en bord de mer, et ses plages..
14 AVRIL
Arica
Journée de pause. Nous sommes impatients de joindre les enfants ; donc nécessité de trouver un point wi-fi. Toujours autant de problème de communication par Skype. Nous nous voyons, on nous entend, nous n’entendons pas (situation comique). Au téléphone pas pas de problème. Appel : un spécialise peut-il nous aider ?? Petite visite d’Arica, ses km de plages et ses surfer. Jolie ville apparemment prospère. Remarquable cathédrale San Marcos, élégante et élancée, construite par Gustave Eife.l Nuit sur la plage nord.
15 AVRIL
Arica – frontière Chili – Pérou – Tacna – Moquegua
Des km de plage, et des jeunes viennent se coller à nous. Plusieurs épisodes : aide au désensablage de jeunes trop pressés ; ; un autre groupe, musique à tue-tête nous leur demandons d’aller plus loin ; au petit matin, nouvelle demande d’aide au désensablage que nous ignorons.. Vive le désert ! Le voila dès la sortie d’Arica, d’un côté comme dans l’autre de la frontière. Imparables paperasseries des deux côtés de la frontière, sans oublier le contrôle phytosanitaire. Nota :à la frontière chilienne, on doit payer un document permettant le suivi des contrôles (c’est une première)Un coup au cœur au moment de faire le plein, le prix du gas-oil vite expliqué : tarif au galion (4 .55 litres)., ce qui revient à environ 0.80 €/l C’est dimanche, à Tacna nous tombons sur une procession : des femmes amènent Jésus à l’Eglise, suivies par la musique de la police municipale. Le plateau désertique est curieusement parsemée de petits abris ou maisonnettse ; quelques familles y pique-nique. Nous devrons nous faire expliquer, ce ne sont tout de même pas des maisons de campagne ? L’arrivée sur Moquegua est surprenante, une vallée de belles cultures entre les pentes désertiques.. Ville commerçante très animée. Pourtant nous sommes dimanche.
15 AVRIL
Arica – frontière Chili – Pérou – Tacna – Moquegua
Des km de plage, et des jeunes viennent se coller à nous. Plusieurs épisodes : aide au désensablage de jeunes trop pressés ; ; un autre groupe, musique à tue-tête nous leur demandons d’aller plus loin ; au petit matin, nouvelle demande d’aide au désensablage que nous ignorons.. Vive le désert ! Le voila dès la sortie d’Arica, d’un côté comme dans l’autre de la frontière. Imparables paperasseries des deux côtés de la frontière, sans oublier le contrôle phytosanitaire. Nota :à la frontière chilienne, on doit payer un document permettant le suivi des contrôles (c’est une première)Un coup au cœur au moment de faire le plein, le prix du gas-oil vite expliqué : tarif au galion (4 .55 litres)., ce qui revient à environ 0.80 €/l C’est dimanche, à Tacna nous tombons sur une procession : des femmes amènent Jésus à l’Eglise, suivies par la musique de la police municipale. Le plateau désertique est curieusement parsemée de petits abris ou maisonnettse ; quelques familles y pique-nique. Nous devrons nous faire expliquer, ce ne sont tout de même pas des maisons de campagne ? L’arrivée sur Moquegua est surprenante, une vallée de belles cultures entre les pentes désertiques.. Ville commerçante très animée. Pourtant nous sommes dimanche.
16 AVRIL
Maquegua - Arequipa – Yura
Nuit aux environs de Maquegua et nous reprenons la route pour Arequipa par la n° 1, qui traverse le désert de Clemesi. Nous demandons l’explication de ces implantations précaires et en grande partie inoccupées dans le désert. Des communautés (indiennes) espèrent l’arrivée de l’eau canalisée depuis les Andes – terres exploitées en commun, attribution selon les besoins, petite parcelle privatise pour la construction d’une maison ( d’où l’ébauche de villages. Nos questions n’obtiendront pas de répnse plus précise sur le mode d’exploitation et les répartitions. Un peu plus loin, l’eau semble arriver puisque de petites oasis se développent chichement.Une belle vallée cultivée et nous montons régulièrement vers des sommets dunaires arrondis qui évoquent une chantilly recouverte de vanille. La Chantilly, ce sont les cendres d’une ancienne éruption volcanique, la vanille le sable !Arequipa plus de 800 000 habitants, une ville à l’horizontal.. Une circulation folle, peu de voitures individuelles mais des taxis, des collectivos, des bus, à toute allure, ignorant complètement les priorités et klaxonnant à tout va. Et pas un panneau de signalisation pour vous indiquer une direction ! Epuisant !Un parking de centre ville nous permet de visiter la vieille ville, pas si vieille d’ailleurs, XIXème tout au plus les séismes ayant eu raison des constructions antérieures. Nous heurtant à des portes closes, nous réalisons que nous avons deux heures d’avance sur l’heure locale. Décalage horaire 7 heures avec la France. Désormais, il fait nuit à 18 heures 30.Belle équilibre de la Plaza de Armas, belles et imposantes églises aux façades baroques. Jolies rues aux maisons de style colonial.Nous quittons la folie ambiante pour retrouver le calme de YURA une oasis dans le désert pour la nuit. La déception du jour : une jeune coiffeuse me « massacre » avec bonne volonté !
17 AVRIL
Yura – Chivay – valle del Colca – Yanque - Maca
Petit tour dans la vallée, une vieille dame semble nous dire que nous ne sommes pas bien venus. De toute façon une seule route d’accès, donc nous regrimpons (c’est raide ) sur la ruta 30. Cà grimpe fort, nous atteignons 4 900 m au col de Pantapampa, pour redescendre vers Chivay. Sur la route nous succombons au charme des lainages en alpaca. Pas vraiment artisanal, mais joli. Au sommet quelques flocons de neige et de grésil. Péage pour emprunter la valle del Colca. Il semble bien que ce ne soit pas obligatoire, mais nous finissons par accepter de payer, tout de même 35 €. Nous payons la discussion d’un contrôle policier puis d’une menace (avortée) d’amende pour défaut de port de la ceinture de sécurité . Rude discussion, mais nous nous quittons « bons amis » ! Chivay, petite cité active, vouée au tourisme. Superbe vallée cultivée en terrasse, dur travail, tout se fait à la main. Partout des gens dans les champs. Nous sommes en terre indienne vouée à la tradition. Beaucoup d’hommes et femmes (même des jeunes) en habits traditionnels, et ce n’est pas pour le folklore. Des ânes pour le transport, etg en ville de petites « pétrolettes » tricycles carrossées en guise de taxi. Très très peu de voitures. Nous déjeunons au marché près de l’Eglise ; curieusement les touristes ne font que passer préférant sans doute un service plus international. Puisque nous avant le « passeport » nous partons découvrir le canon de Colca paraît-il plus profond que le Colorado. Yanque, somptueuse église de pierre blanche, jolie place comme dans tous les villages, mais rues étroites, et pas une seule voiture à l’horizon. Ici aussi tout est propre.Nous sommes déçus par los aguas calientes (les points d’eau chaude), ce ne sont que des piscines naturellement chaudes certes, mais nul plaisir de se retrouver en plein nature. Les cultures s’étagent sur les pentes et bientôt nous voyons revenir tous les travailleurs avec leurs moutons, vaches, ânes bâtés…. Nuit au dessus du canon après Maca.
18 AVRIL
Maca – Cabanaconde – Huambo – Lluta
Nuit éprouvante, nous flirtions de top près avec les nuages, difficile det rouver le sommeil. Plaisir de se réveiller, panorama exceptionnel sur le canon du Colca, les yeux fixés sur les cimes pour voir les condors. Arrivent d’abord trois indiennes vendeuses de souvenir, puis les cars de tourisme. D’autres que nous souhaitent profiter du spectacle. Les français sont étonnés de nous voir (au petit déjeuner). Nous offrons le thé aux trois vendeuses, nous achetons quelques souvenirs en discutant. Vite elles partent aux champs, le car les ramène chez elles. L’un d’elle m’a gentiment offert une pochette brodée (avant nos achats) Autre mirador, ballade en bord de falaise en espérant les condors…. Qui arrivent complaisamment pour la photo. Le paysage est … grandiose à presque 4000 m au mirador del Condor. Des vallées cultivées et irriguées, des champs minuscules en terrasse sur les pentes. Nous sommes dans la tradition inca. Cela suffit à faire vivre chichement les familles. Mais pas une voiture dans les villages, parfois, rarement un vélomoteur. C’est le domaine de l’âne, de la marche à pied, et parfois d’un camion qui transporte matin et soir les paysans dans les champs éloignés. Elevage dans les vallées les plus larges, vaches, moutons, chèvres, rares lamas, rares alpacas. Petite lessive dans un canal d’irrigation à 3 500 m. Ca sèche vite. Il fait 8° mais le soleil cogne fort. Les touristes ont disparu dès Cabanaconde où les condors nous survolent … majestueusement - à nouveau. C’est l’altiplano, des formes arrondies, des dunes mais entre 3000 et 4300 m, les neiges en toile de fond. A Huambo 3 200 m, jamais de neige me confirme un habitant au cours d’une longue conversation : il voit nos Alpes comme des collines. Plous tard rencontre avec deux bergers qui vivent seuls à 70 km de tout lieu habité. Ils font tranquillement leur fromage. Leur famille est à Arequipa où se vend leur production. Entre Cabanconde et Lluta ( 150 km à 30 à l’heure, on nous avait bien dit que la route était bonne !) nous n’aurons croisé en tout et pour tout qu’une voiture de police.
Difficile de s’arrêter dans les lacets, nous voulons absolument redescendre à moins de 3000 m pour dormir. Il fait nuit et nous croisons maintenant des camions. Nous apercevons deux mines illuminées.
19 AVRIL
Lluta – Ruta 1 (Panamericana) – Camara - Atico
Bonne nuit, sous les étoiles. A hauteur de Pitay, une très belle oasis et tout autour les petites parcelles et les cabanons érigés en attendant l’irrigation. Le désert est toujours là, les zones cultivées toujours aussi durement arrachées aux dunes. Les roches et les dunes plongent directement dans la mer, les cultures suivent quelques vallées..L’aridité est la règle. Camana, une petite ville active de bord de mer. Peu de voiture, beaucoup de vélo-taxi et « pétrolette-taxi » chamarrés…. Et des camions, que nous retrouverons en nombre sur la route. Sur la 1, des camions, des cars, pas de voiture…. Nuit en bord de mer face aux rouleaux du Pacifique, inutile de penser se baigner.
20 AVRIL
Atico – Chala – Lomas - Nazca
Les travailleurs de la mer sont déjà à pied d’œuvre. Un camion vient enlever les algues séchées sur la plage. C’est l’unique ressource, avec un peu de pêche de toute cette côte désolée au bord du désert. Je me répète, superbe côte bordée de dunes et d’avancées rocheuses. Chala semble être un centre (de quoi ?) activité commerçante fébrile, très tournée vers le déferlement de camions. Nous sortons de la 1 à Lamas pour déjeuner en bord de mer. Petit port de lanchas, pour la plupart sans moteur.Trop tard pour la marée, dommage. Les camions viennent de charger. Notre objectif c’est NASCA – vous savez ces monumentaux motifs dessinés dans le désert – Nous arrivons après avoir visité un cimetière pré-inca et ses momies encore bien visibles tout emmaillotées dans leur tombe. Les ossements jonchent le sol ! Lancha = petit bateau e pêche en bois
21 AVRIL
Nazca – Ica – Pisco – Cerro Azul
Lever au petit matin pour aller survoler le site des célèbres et mystérieuses lignes et figures de Nazca. En, effet on s’interroge sur la signification et l’usage de ces motifs ; d’autant que avant d’être en mesure de les survoler, personne n’avait pu les découvrir.Mais peut-être les petits hommes verts y sont-ils pour quelque chose !!!! Images démesurées dans ces paysages sans mesure de désert et de chaînes arides. Et la route se poursuit dans un désert sans fin ; quelques villages pourtant et même quelques villes et quelques oasis aux alentours des fleuves, et toujours ces implantations dans le désert. Et on se demande pourquoi, c’est une large plaine cultivée et prospère, pourtant le désert nous cerne. C’est la région qui nourrit le Pérou dit-on. Surprenant, un péage sur la 1, c’est pourtant la seule route d’accès aux villes et villages et tout le monde paie. Nuit dans le village de Cerro Azul où la fête bat son plein (bingo endiablé !) Nota : nous avons été arrêtés 3fois par la police, simple curiosité.
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Publié à 15:59, le 22/04/2012, Mots clefs : |
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14 MARS
El Carril - Salta - San Lorenzo
Fin de l'étape de liaison . Nous arrivons à Salta. Petit tour au marché central. Déjeuner dans un petit bar.
Direction le camping ... fermé. Nous nous replions à une quinzaine de km pour wifi....
Camping à San Lorenzo, banlieue très verte et chic de Salta. Il fait frais, nous ne profiterons pas de la piscine. C'est en même temps le centre sportif de la commune, ce qui en fait un lieu animé - je n'ai pas dit bruyant et agité.
Nous constatons combien un tout petit kiosko peut avoir des clients en continu, de 8 h à 23 h. Ici on va très peu aux rares supermarchés.
Architecture :
Nous avons beaucoup parlé des maisons de la région de Cafayate.
Leurs atouts :
- fabrication avec des matériaux locaux : briques de terre crue, toit de bambou local recouvert de glaise - poteaux de galerie en bois de cactus.
- Fonctionnalité : - galerie en façade - couloir traversant sur la cour ombragée
- Four et parilla dans la cour : four pour le pain - parilla (barbecue) pour la cuisine (utilisation quotidienne)
- Harmonie
15 MARSSan Lorenzo – Salta – San LorenzoNous abandonnons Bip Bip pour les colectivos . Ils sont très utilisés et pour cause 2 pesos le trajet (environ 0,40 €). Visite de Salta. Beaucoup moins importante que ne le laisse supposer les 500 000 habitants. Il est vrai que la commune regroupe nombre de villages alentourTrès jolie place centrale abritée sous ses palmiers et autres espèces moins exotiques. Grande animation. Eglises aux couleurs et formes de pièces montées. La cathédrale présente une belle harmonie. Visite du musée historique du Nord dans une très jolie demeure aux patios séduisants. Flanerie dans les rues aux maisons de style colonial.Nous cherchons la poste (le seul endroit pour acheter des timbres). Un affiche indique clairement que c’est fermé aujourd’hui. On nous dit de passer par la porte réservée au personnel…. Ici, il faut toujours pousser une porte fermée, nous l’avons constaté maintes fois !Au retour nous retrouvons deux jeunes français en vadrouille en partance vers la Bolivie, pour passer la soirée avant leur départ.
Colectivo = bus ou taxi en commun à ligne régulière et prix unique
16 MARS
San lorenzo – ruta de los Nubes
Nous prenons le temps d’une longue discussion avec la responsable du camping et nos voisins argentins de Mar del Plata. Le plein, aujourd’hui les stations YPF sont approvisionnées, il faut en profiter. Mais la crise de l’approvisionnement se gère, on ne peut en général obtenir que 50 pesos de carburant. Sauf si l’on nous autorise à aller à la pompe des camions !Le plein d’approvisionnement aussi ; il faut privilégier les villes pour un peu de variété.Nous ne prendrons pas le train de Los Nubes (le train des Nuages) trop cher pour 200 km : 150 € par personne ….. d’autant plus…. Qu’il ne fonctionne pas (éboulements). Nous emprunterons la route pas jusqu’au bout… éboulementsC’est la large vallée du rio Tasmil entre deux cordillères aux paysages encore une fois renouvelés. Nous montons jusqu’à 3 500 m, les cactus sont toujours au-dessus de nous sur les pentes. Dans ces quasi-déserts pourtant quelques fermes et même de minuscules villages. Nous voyons une dame, ses cabas à la main monter un sentier, ou plutôt grimper, jusqu’à un sommet… puis disparaître. On se demande encore où. Pas trace d’habitation la-haut. Elle a bien dû gravir 200 m de dénivelé.C’est calme, absolument calme, nous campons sur l’ancienne piste entre pente et vallée, à côté de la voie ferrée. Cactus à droite, cactus à gauche.
17 MARS Quebrada del Oro – Salta – El Carmen.
Nous croyons entre le train, ce n’est qu’une draisine qui circule sur la voie. Nous avons campé tranquillement sur l’ancienne piste, pas gênés par la circulation ! Le petit matin est frais et ensoleille (8° 0 à 3 500 m). La douche en extérieur est vivifiante.
Retour sur Salta. Rencontre encore une fois d’un routard allemand –bien sûr – en Toyota. Courte discussion polyglotte. Il remonte lui aussi. Indispensable halte à Salta pour régler notre problème d’éclairage. Nous avons laissé dans la campagne notre lampe solaire qui chargeait sur le capot. Impossible à trouver ici, donc nous en revenons au système classique : piles et led. Nous remontons sur Salvador de Jujuy pur découvrir un paysage complètement différent. Toujours les mêmes montagnes sans doute, mais vertes,, le vert d’une végétation envahissante. Grands arbres que nous ne chercherons pas à identifier, et végétation de lianes, plantes épiphytes s’accrochant partout. Même les fils élecriques sont recouverts de végétation ! Séduits par le lieu nous nous arrêtons au bord d’un lac, en espérant ne pas être gênés par les pique-niqueurs du samedi soir. Un argentin compatissant vient attiser notre feu sur lequel Robert s’époumone. Un peu de bois, un peu de technique et nous faisons mijoter une ratatouille, griller les saucisses, et toaster le pain du matin (en économisant le gaz…. Et notre énergie n recherche d’approvisionnement !)
18 MARS
El Carmen - San Salvador de Jujuy – Pumamarca – Posta de Hornillos
Nuit pas si calme que çà, réveillés par la musique et les cris d’un groupe de jeunes à 7 heures du matin. Une première : nous utilisons la tente-douche ! toilette discrète ! San Salvador, ses grandes places centrales ; on est dimanche, l’animation est à son comble : nulle, c’est le désert ; tout est fermé, même les églises ouvrent à 17 heures ! Rapide déjeuner dans un bistro, un petit tour et au revoir. Nous remontons vers la fameuse quebrada de Huamahuaca. Très vite la végétation abandonne les pentes des montagnes, la vallée s’élargit, encore verte. Nous montons, la température descend, 31° à Jujuy, 24° à 2 000 m. La couverture de nuages du matin a disparu. On est en plein pays quechua, maisons traditionnelles en briques d’adobe. Détour à Punamarca, village qui a conservé toutes ses caractéristiques typiques tout en assurant son développement touristique. Jolie église de 1643 (fermée bien sûr), et marché artisanal sur la place (joli travail pour la plupart). Posta de Hornillos, lieu historique de l’indépendance. Mais…. le poste de garnison est…. Fermé. Nous camperons à proximité.
19 MARS
Posta de Hornillos – Tilcara - Humahuaca
Cars, camions, beaucoup de circulation sur la route. Le musée de Hornillos n’est pas plus ouvert au public aujourd’hui qu’hier. Nous continuons donc notre route au sein de la Quebrada. Nous traversons la vallée des peintres, ici c’est la nature qui est artiste en constituant de vastes palettes de couleurs en camaïeu sur le flanc des montagnE ;
Au village de Tilarca on se croit transporté dans un autre âge. Rues en terre, maisons en adobe. Et pourtant vie animée. C’est un lieu touristique : le pucara de Tilcara, bien reconstiué y est pour beaucoup. Une bonne surprise, tout est ouvert, et de plus gratuit le lundi ! Visite du jardin botanique, des ruines indiennes. Souvenez-vous, on marche sur les murs. Le village est surmonté du lieu de culte, vue imprenable. Le musée présente des pièces de différentes ethnies, bien mises en valeur, et qui montre la diversité des thèmes et de la facture des poteries Bien sûr, sur la place, le marché artisanal coloré. La ville prospère grâce au tourisme et à l’agriculture de la région. Dans la vallée il se pratique une prospère horticulture. Le musée rappelle qu’une loi de 1994 reconnaît la culture indienne (éducation bilingue) et reconnaît aux populations autochtones le droit d’exploiter en communauté les terres de leurs ancêtres. Il ne faut pas se cacher les résistances ! Humahuaca sera le terme de notre route. La ville semble prospérer. Nombreuses maisons neuves : un seul type de maison répété le long d’une rue, puis d’une autre…. Le HLM à l’horizontal.
Nous nous éloignons de quelques km sur une piste. Endroit idéal au milieu des épineux, vue superbe. Dîner et l’on toque à la porte. Jamais tranquille ! C’est un indien – il se définit comme tel – qui nous présente sa communauté, nous demande nos coordonnées et nous demande de porter auprès de nos amis les revendications du peuple indien. Il cherche des soutiens pour créer une radioAM….. Je ne crois pas qu’on pourrait lui être utiles. Pucara = village fortifié indien
20 MARS
Humahuaca – Hornillos – Tilcara – Pumamarca – Ruta 52 –
Nous prenons la route de retour et découvrons de nouveaux points de vue encore plus admirables. Stop à Hornillos pour le déjeuner. Le musée s’ouvre pour nous. Coup de chance. Beaucoup plus intéressant que nous le pensions. Belles salles restituant la garnison, et salle consacrée au « Léonardo de la Puna » (entendez Leonard de Vinci indien), remarquable et touchant personnage, artiste, poète… Retour à Tilcara pour quelques courses avant la frontière. Nous nous laissons tenter par quelques souvenirs dans un magasin de souvenirs de très grande qualité.Retour à Pumamarca pour la visite du cimetière étagé sur la colline. L’église est toujours fermée !Et nous partons vers la frontière ; 150 km de très belle route jusqu’à la frontière à 4 300 m. Encore quelques fermes très très isolées qui se consacrent à l’élevage très très extensif de lamas, ânes, chèvres. Achat de pierres gravées près d’un mirador. Les Andes présentent ici de larges vallées toujours aussi colorées, des dunes, des roches artistiquement érodées, et bientôt se dessinent les sommets enneigés. Indescriptibles. Il faudra attendre le retour pour des photos variées. Et les salars. Magiques, lumière, couleurs incroyables… et les flamants roses…Ca monte, çà monte, cuesta de Lipan à 4 170 m. Nous camperons à 3 500m à une trentaine de km de Susques ;personne pour nous déranger !
21 MARS
Ruta 52 – Susques – Paso Jama – San Pedro de Atacama
8 heures, 8°, douche au soleil, çà réveille ! Les lamas d’hier soir ont disparu dans le désert. Toujours paysages fantastiques, dénudés, de plus en plus dénudés, on traverse des salars tous différents, des dunes étonnantes à 4 000.
Susques, le dernier village, avant le Chili, quelques vigognes, quelques lamas. La rue principale traditionnellement ombragée de quelques arbres au milieu des voies bosselées en terre battue. Le cimetière mérite la visite avec sa ravissante petite chapelle aux proportions parfaites, et ses tombes en adobe sculptées de petites arcades. L’église – 1598 – est une petite merveille d’équilibre et de décor rustique. Encore quelques km avant la frontière à 4 320 m. On pourrait croire qu’on est au sommet, mais on monte encore à 4 839 m avant de redescendre sur San Pedro. C’est le désert traversé de camions chargés de voitures acheminées vers l’Argentine. La route doit parfois paraître longue : de nombreux cadavres da camions finissent de rouiller au bord de la route. Tout le long des routes on nous le dit « evitez de rouler la nuit ». Le »s camions sont les rois de la route. On descend de plus de 1300 m en 20 km pour attendre Sans Pedro, et, enfin, la frontière chilienne. (160 km après la frontière argentine). Une petite peur, la douanière qui nous demande « vous avez beaucoup de bagages ? » me fait penser qu’on est désigné pour une fouille systématique de produits interdits et dangereux (je parle de tomate, oignon….). Mais non. Tout va bien. Nous retrouvons Damien et Tatiana et leurs enfants (rencontrés début janvier avec Chamaco en panne à Punta Arena) et Karine moto la suisse, et des roannais.
Une nuit au camping pour la lessive, pas plus, on est mieux dans la nature.
22 mars
San Pedro de Atacama – salar de Cejar
Nettoyage, rangement, repassage (euh non pliage ), un petit tour en ville pour les courses et essai de liaison wi-fi.
San Pedro de Atacama est un très joli village dans une surprenante oasis au pied de la cordillière, à 2 300 m tout de même. Le développement touristique – forcené – a exigé et permis de conserve son caractère traditionnel aux maisons. ILe lieu est envahi de touristes et pourtant ce n’est plus la saison. Chaque maison est un hôtel, une chambre d’hôtes, un campjng, un commerce…. Jolies maisons, très charmante place, jolie église du 17è. Le soleil darde. Nous décidons donc de nous rafraîchir, mais pas de piscine, pas de mer, pas de lac, seulement un salar où l’on flotte tout naturellement.
Pour moi, le prix à payer, une superbe réaction cutanée rouge vif ! Un bon rinçage, quelques heures de patience, et il n’y paraît plus.
Nous tentons la visite de la Valle de la Luna (encore une), qui doit se découvrir au petit matin ou au coucher du soleil en lumière rasante. Trop tard. Nous vous communiquerons nos impressions demain. Dodo sur le parking.
23 MARS
San Pedro de Atacama - Pukara de Quitor - Valle de la Luna
Nuit près de la Valle de la Luna et retour sur San Pedro. Un petit tour au Pukara de Quitor sur des pentes ardues et arides. Celui-ci était un refuge et non un village. Direction l’Aldea de Tudor, ruines d’un lieu habité dès 500 av JC, typiquement atacamèque, que nous refuserons de visiter – prix prohibitif. San Pedro de Atacama, est charmant, mais c’est un village de touristes, avec des prix pour touristes (nous ne connaîtrons pas le prix courants pratiqués pour les habitants). Faire le marché est ruineux. Une seule bonne surprise – de prix – le musée nous accorde une réduction de « mayores »(plus joli que personnes âgées !) Beau musée, très bien présenté, très bien expliqué ,à propos de l’utilisation des ressources locales dans la vie quotidienne de la préhistoire à nos jours…. Sans emphase, sans mots savants. Déjeuner au restaurant pour nous permettre de recharger les programmes défaillants avec la wi-fi. Retour vers la vallée de la Luna (encore une) . Très belle balade d’une dizaine de km en voiture . Spectacle saisissant : canons, roches artistiquement découpées par l’érosion,, dunes, le sel affleure partout, cavernes, gorges étroites, et….. couleurs. Quelques haltes : ballades jusqu’à des cavernes aux voûtes dangereusement équilibrées au-dessus de nos têtes ; grimpette sur une crête pour admirer le paysage, l’effort en vaut la peine. Et photos, photos…. Deuxième grimpette à la tombée du jour où les reliefs s’accentue. Retour à la nuit sur notre parking pour le bivouac, accueilli par le petit chat du lieu.
24 MARS
San Pedro de Atacama – Geysers de Tatio Mauku
Petites courses avant la départ pour le site des Geysers à une centaine de km de piste. Ca monte sec, nous atteignons bientôt notre première étape des banos de Puritama – fermées pour cause d’inondations il y a un mois – dommage. Nous nous expliquons la route coupée à la sortie de San Pedro .
4 600 m, paysage désertique de dune, le véritable altiplano. Nous identifions le cône blanc que ,nous voyons depuis plusieurs jours, c’est le volcan Apagado, un peu plus loin c’est le volcan Putana bien fumant .
Le ripio devient vraiment sévère et nous découvrons les fumerolles des geysers. Il fait … grand frais …. Dans le vent. Un petit tour en voiture pour reconnaître le site, et bain chaud en plein air. Un délice qui nous réchauffe … et nous ramollit.
Nous retrouvons la famille de Damien et Tatiana dans le bain.
Nuit sur le parking accueillant avec toutes les commodités. Il fait maintenant 4°
25 MARS
Geysers El Tatio - San Pedro de Atacama – Valle de la Muerte
Réveil matinal et glacial à 6heures pour voir le site des geysers. Glace sur le vitre dehors et dedans. 0° au thermomètre. Nuit d’enfer, pas pour cause de froid, mais pour cause d’altitude. 4 300 m et impossible de trouver le sommeil (sans autre malaise). Nos voisins font le même constat. Nous sommes au-dessus de l’immense cratère qui fume de toutes parts. Il fait un froid du diable mais le spectacle en vaut la peine. Pas de grands geysers mais des panaches de vapeur ; l’enfer n’est pas loin ! Les cars de touristes emmitouflés arrivent, font un petit tour et puis s’en vont. Certains courageux font une petite trempette dans le bassin, avant de nous laisser la place. Le site est à nous et à la famille de Damien et Tatiana. Voila qui aide à effacer les fatigues de la nuit. Retour à San Pedro mais par l’autoroute – c’est-à-dire la nouvelle piste presque confortable – qui nous fait passer à Machuca. On y déguste des empanadas de fromage de chèvre, et des sopaipillas. Délicieux. Dommage les touristes ont avalé toutes les brochettes de lama. Retour à San Pedro. Rencontre d’ un couple de français de Metz avec leur trois enfants en périple d’un an, Asie, Australie, Amérique du Sud, Amerique du Nord , ouf ! Nuit dans la Valle de la Muerte ! Le silence absolu. Empanada : chaussonSopaipilla : sorte de bugne très légère
26 MARS
Valle de la Muerte – Calama – Chiu-Chiu
Le désert absolu jusqu’à Calama, ponctué du travail des mines dans le lointain. Il ne ferait pas bon s’y perdre ! C’est blanc, c’est brûlant, çà pourrait être angoissant.
Un tâche sombre dans le lointain Calama 126 000 habitants. Les abords ne sont pas rès engageants. La ville grouille, sans attrait, sauf d’y trouver un centre commercial pour trouver les petits accessoires manquants. Rendez-vous pris pour visiter la mine de Chuquicamata. Chiu-chiu, village indien et sa belle église – fermée le lundi – Visite du Pukara et longue discussion avec deux jeunes paysans réparant et protégeant le mur d’un enclos. Adobe e branchettes en couverture. Nuit à Chiu-Chiu
27 MARS
Chiu-Chiu – Lasana – Conchi viejo – Conchi Gare - Chiu-Chiu
Nous nous enfonçons par le nord dans le désert. Pas tout à fait désert d’ailleurs puisque l’on suit le cours encaissé du rio Loa où prospèrent quelques chacras de culture de primeurs, c’est Lasana qui retient l’attention pour son Pukara, abandonné à la conquête espagnole. Les ruines du village s’étagent sur un petit promontoire en bord de rivière, encore bien présentes et vivantes. On reconnait les canaux d’irrigation qui entourent le site. Nous poursuivons jusqu’à Conchi Viejo. Personne sur la piste jusqu’à ce qu’on arrrive à hauteur de la mine El Abra qui fourmille dans le lointain. Impossible d’approcher. Nous sommes « arraisonnés » par un surveillant de la mine, pourtant sur une voie publique, qui nous enregistre. Mystère du pouvoir de ces industries extractives qui font vivre la région ! Conchi Viejo – 3 habitants décomptés nous informe un habitant – et quelques petites maisons de vacances (une pièce) toutes construites par notre interlocuteur. Conchi est un lieu de pèlerinage en l’honneur de Notre Dame del Carmen, fête en juillet. Nous revenons en passant par Conchi gare, pour voir passer un train qui va ers la mine. Quant au « village », personne, quelques bâtisses vides. Nous revenons par la ruta pavimienta, et là le trafic est intense (relativement) pick-up rouge de la mine avec leurs gros numéros, engins d’entretien de la route, camions…. En plein désert la ligne des volcans enneigés en ligne d’horizon. Retour sur Chiu-Chiu et sa ravissante église de 1540, très bien conservée, manifestation de foi autrement plus touchante que les cathédrales.
Nous coucherons encore à Chiu-Chiu Ruta pavimienta = route revêtue
28 MARS
Chiu-Chiu – Calama – mina Cuqhuicamata – Sierra Gorda
Réveil avec les ramasseurs de zanahorias dans les champs à proximité. Il fait frais avant que le soleil tape. 15° à peine avec le vent. Il est vrai qu’on est à 2 300m.
Rendez-vus à 13 H 15 pour visiter la mine Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre du monde. Production d’extrême qualité. Site exploité depuis près de 100 ans à ciel ouvert. En 2020 on passera à l’exploitation en sous-sol moins polluante. Impressionnant, 5 km de long, 3 de large, 1 de profondeur. Les camions benne ont des roues de 4 m de diamètre…. Dantesque. A ne pas manquer.
Nous prenons la route pour Antofagasta. Le désert, les mines, les mines et villages abandonnés. Jusqu’à la guerre, les mines de salpêtre prospéraient.
Le village de Sierra Gorda nous accueille pour la nuit (une fois de plus près du cimetière, seul lieu ombragé)
Zanahorias = carottes

29 MARS
Sierra Gorda - Mina Chacabuco – Antofagasta
Encore une journée de désert absolu. Des panneaux pointent notre regard vers les mines et villages abandonnés. Certains ont été abandonnés dès avant les années 30, quand les exploitations de salpêtre se sont industrialisées, d’autres dans les années 40, avec la chute du marché du salpêtre. Aujourd’hui de grandes mines de cuivre alimentent un trafic intense de camions de plaques de cuivre et d’acide. Pas très rassurant. Et pourtant une voie ferrée est en service (sans doute insuffisant). Nous visitons les ruines de la mine de Chacabuco intéressante à plusieurs titres. Très importante, l’agglomération a compté 20 000 habitants jusqu’en 1940, une ville avec théâtre, salles de sport, écoles…. Abandonnée jusqu’en 1973, elle a été utilisée comme camp pour 1 800 prisonniers par Pinochet. Son théâtre présente des spectacles chaque fin de semaine ; mais nous étions – jeudi – les premiers visiteurs de la semaine. Après la chaleur écrasante, la gorge sèche, les yeux brûlés par le soleil éblouissant sur les sols chauffés à blanc, quand la température chute de 10° et que l’on découvre Antofagasta en haut d’une côte, et tout à coup le Pacifique, c’est presque un choc. On replonge vite dans l’agitation pour faire quelques courses indispensables à la « Part-Dieu » locale, où l’on retrouve nombre de nos enseignes. Internalisation de la consommation ! Nuit sur la plage hors ville, bercés par les flots du Pacifique qui agitent les coquillages.
30 MARS
Antofagasta
Aujourd’hui, nous bichonnons Bip-Bip : changement de batterie, vidanges. A Santiago un propriétaire de Land nous a donné une adresse. Nous nous sommes dirigés sûrement vers une favella ; un garage, des épaves. Nous nous sommes éloignés discrètement. Faire les vidanges ce n’est un problème pour personne, mais changer les filtres est une toute autre affaire. Nous devrons utiliser notre stock de pièces de rechange. Opération en deux temps, on ferme à midi pour rouvrir à 16 heures.Changement de batterie….. démarrage au quart de tour, et frigo en fonctionnement normal. Bref, tout çà nous a pris la journée et nous sommes contents de retrouver une plage tranquille pour la nuit.
31 MARS
Antofagasta Nouvelle rubrique d’activité : recherhce d’informations sur l’état des pistes en direction du sud-est. Le parcours du combattant. La Conaf (Service des Eaux et Forêts – Equipement) est inconnue à l’adresse indiquée. L’office de tourisme (dans un grand immeuble administratif, sans aucune indication en façade) est fermé.La gendarmerie sensée connaître l’état des routes dans la région : ce n’est pas son secteur. Nous ne saurons donc pas si certaines pistes ont été coupése par les pluies d’été. Nous sommes épuisés par la circulation, les sens interdits, les indications contradictoires de tous nos informateurs. Un chilien ne dit jamais qu’il ne sait pas, il donne une indication approximative en localisation, en temps ….(mas o menos) Satisfaction de la journée, nous arriverons à joindre les enfants sur Skype :nous nous voyons, ils nous entendent, nous entendons un brouillage de sons ! Nous avons testé les plages du sud, nous testons ce soir une plage du nord Mas o menos = plus ou moins
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Publié à 21:38, le 31/03/2012, Mots clefs : |
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